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M Le magazine du Monde  Compte officiel de M Le magazine du Monde đź“· #PourMLeMagazineDuMonde signale les productions de nos photographes. Compte #lifestyle @legoutdem

Sa popularité dépasse largement les frontières du Ghana. Pourtant, ­personne ne connaît le visage du journaliste Anas Aremeyaw Anas. Un anonymat qui lui permet autant de protéger sa vie que d’enquêter en caméra cachée. Corruption dans les plus hautes juridictions de son pays, pots-de-vin dans le monde du football, scandales dans les hôpitaux psychiatriques, assassinats d’albinos en Tanzanie… Malgré des méthodes critiquées, ses reportages sont régulièrement diffusés par la BBC. Et nourrissent l’émergence d’une société civile plus libre.
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Un portrait de Maryline Baumard à retrouver dans «M Le Magazine du Monde» daté 20 avril – Photo Sam Gregg pour «M» #photo #photography #PourMLeMagazineDuMonde #mlemag #mlemonde #anas #ghana #afrique #journalisme #bbc #presse

C’était la nuit du 19 avril 1999, dans un autre siècle, dans une autre Corse. Le pays, traumatisé par l’assas­sinat du préfet Claude Érignac, quatorze mois plus tôt, attendait encore le dénouement de l’enquête ; les cagoulés du FLNC couraient toujours le maquis ; un préfet de choc, Bernard Bonnet, devait laver l’affront sanglant fait à la République. Et un quarteron de gendarmes incendiait, sur son ordre, la paillote Chez Francis. Motif : le restaurant est installé illégalement sur le domaine public maritime de la plage de Cala d’Orzu, rive sud du golfe d’Ajaccio.
Vingt ans plus tard, que reste-t-il d’un fait divers désormais un peu fané, qui fit pourtant vaciller le gouvernement socialiste de ­Lionel Jospin ? Quelques tags délavés sur les murs de l’île («Bonnet le jour, cagoule la nuit»), des coupures de presse jaunies et des souvenirs d’anciens combattants pour une poignée de journalistes.
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Un récit d'Antoine Albertini retrouver dans «M Le Magazine du Monde» daté 20 avril — Illustration Helena Kadji d’après photos de gendarmerie, Cor/AFP, Gérard Julien/AFP #mlemonde #mlemag @tonio.albertini @helenaka #corse #chezfrancis #prefetbonnet #paillote #caladorzu

Au sommaire de «M» #SpécialBeauté, en kiosque le 20 avril: L’effet naturel, signe extérieur de richesse | Par Zineb Dryef – Le commando maudit de la paillote corse | Par Antoine Albertini – Anas, superhéros du journalisme africain | Par Maryline Baumard – Le retour en grâce de l’eau de Cologne | Par Claire Dhouailly – Anderson .Paak | Par Stéphanie Binet
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Toutes les tendances ont une histoire. Pour «M», Serge Carreira, enseignant à Sciences Po et spécialiste de la mode, en remonte le fil. Cette semaine, les derbys.
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Au début du XXe siècle, confortables et élégants, les derbys deviennent des chaussures de ville ­masculines. C’est à cette époque que prospèrent des maisons comme Church’s, John Lobb et J.M. Weston, avec leurs créations qui chaussent, de nos jours encore, les pieds de bon goût. Dès les années 1930, les femmes actives, qui se libèrent des contraintes vestimentaires, adoptent à leur tour des derbys à talon carré, plus pratiques que les bottines. Quant aux golfeurs, ils chaussent des modèles à crampons adaptés aux terrains de golf. Dans les années 1950 apparaissent sur les pistes de danse des boîtes du rock’n’roll naissant des modèles noir et blanc, prisés des joueurs de jazz. Lancées en 1946, les Dr Martens, initialement à visées orthopédiques, deviennent symboles de rébellion, voire de violence, tour à tour adoptées par le punk des années 1970, la new wave puis le grunge. A la fin des années 1980, les créateurs imaginent des silhouettes amples et sobres qui s’associent parfaitement à ces chaussures plates. Dries Van Noten avec son style bohème ou Yohji Yamamoto et ses jeux de coupes aiguisées sortent les derbys de la garde-robe classique. Dans leur sillon, l’allure minimaliste s’installe. Les derbys se parent d’un vernis intellectuel. Cet été, ils se portent avec de grosses chaussettes chez Gucci, se font légers comme des ballerines argentées chez Pierre Hardy ou en bottines militaires chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello. Ou comment lier ces chaussures originellement utiles à l’agréable.
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Derbys en cuir, Sandro, 345 €.
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Photo Joaquin Laguinge pour «M» — Stylisme Laëtitia Leporcq. #photo #photography @joaquinlaguinge #stylisme @laetitialeporcq @serge.carreira

Orthodoxes, assimilés, Séfarades, Ashkénazes… Toute la diversité du judaïsme s’exprime encore dans la capitale hongroise, où résident environ 100 000 personnes de culture ou de religion juive. Alors que son projet de nouveau musée national consacré à la Shoah soulève des inquiétudes au sein de la communauté, le gouvernement de Viktor Orban a financé un vaste programme de rénovation des synagogues de la ville. Le monde profane est également bien représenté, avec des restaurants, des pâtisseries et des boutiques qui attirent la population locale comme les touristes, en particulier ceux de la Diaspora. Ces derniers viennent flairer à Budapest la nonchalance associée à la Mitteleuropa, qui fait aujourd’hui défaut aux métropoles bouillonnantes.
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Un reportage de Blaise Gauquelin à retrouver dans «M Le Magazine du Monde» daté 13 avril — Photo Andi Galdi Vinko pour «M» #photo #photography #PourMLeMagazineDuMonde @andigaldi #mlemag #mlemonde #budapest #hongrie #judaisme #mitteleuropa

A la une de «M Le magazine du Monde» Spécial Beauté en kiosque demain: L’effet naturel, signe extérieur de richesse.
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Qu’y a-t-il derrière l’artifice ? Qu’est-ce que la beauté dit de nous ? Que symbolisent les fards et les onguents ? Ces questions peuvent sembler saugrenues ou artificielles… Mais la réponse que donne Zineb Dryef est passionnante. Elle s’est penchée sur le phénomène du glow («brillant»), cette pratique qui consiste à n’avoir l’air de rien. Ou presque. C’est-à-dire à arborer une peau parfaite et fraîche, le teint de pêche de celles qui mènent une vie saine, la carnation à peine rosée de celles qui rentrent d’une grande balade en forêt. « Cuisse de nymphe émue », disent les spécialistes… Sauf que l’effet «balade en forêt» n’est guère naturel : il s’obtient à grands coups de soins, de gélules et de massages. Il rappelle le teint diaphane qu’arboraient, dans les salons, les aristocrates du xviiie siècle, quand les paysans avaient la peau brunie par le travail aux champs: un signe de distinction !
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Un reportage de Zineb Dryef à retrouver dans «M Le magazine du Monde» daté 20 avril – Photo Harley Weir pour «M» – Réalisation Suzanne Koller – Creative Direction Jean-Baptiste Talbourdet-Napoleone – Maquillage Lucia Pica #mlemag #mlemonde #photo #photography #PourMLeMagazineDuMonde #beauté #makeup @harleyweir @suzannekoller @jbtalbourdet @luciapicaofficial @zinebdryef

Les accros des réseaux sociaux ne cessent de mettre en scène leur vie à coups de hashtags et de selfies, lançant la tendance (ou pas). Cette semaine, se mettre dans le bain.
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Prendre un bain, se couper du monde, tout oublier, flotter… Des moments intimes qu’il est possible de retrouver sur Instagram grâce au hashtag #bathtub (baignoire, en VF). Barboter avec plus de 754 000 autres utilisations dudit hashtag, quel bonheur ! L’exercice a au moins un point positif : on visite des salles de bains idéales, sans joints de carrelage résistants aux produits de nettoyage ou les bouteilles de shampoing moches. Mais dès que l’humain débarque, les choses se gâtent. On a l’option marinade : l’amateur/amatrice de #bathtub agrémente son eau de pétales, voire de fleurs entières et/ou de rondelles de fruits en tout genre. Entre le pot-pourri et le cocktail géant, ce drôle de bouillon n’est joli qu’en photo. Car oui, les pétales ça colle aux fesses et oui, le jus d’agrumes est irritant.
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Une chronique de Carine Bizet à retrouver dans «M Le Magazine du Monde» -- Illustration Aline Zalko #illustration @alinezalko #PourMLeMagazineDuMonde @carinebizet #mlemag #mlemonde #bathtub

Enfant, il n’était qu’une petite tête blonde, noyée entre ses frères et sœurs, éclipsée par la célébrité de ses parents. Le fils de Mia Farrow et de Woody Allen se prénommait alors Satchel, en hommage à un joueur de base-ball que son père adorait. Depuis, Ronan Farrow a fait davantage que changer de nom, il est devenu une star du journalisme aux Etats-Unis grâce à l’affaire Weinstein. C’est lui qui, en octobre 2017, a publié dans le «New Yorker» une longue enquête sur les agissements du producteur hollywoodien. Le ­retentissement sera tel que ses révélations déclencheront dans la foulée la déferlante #metoo. Une investigation pour laquelle il a reçu, en avril 2018 (avec deux journalistes du «New York Times», Jodi Kantor et Megan Twohey), le prix Pulitzer dans la catégorie «journalisme de service public». A 31 ans, le voilà au sommet du journalisme américain. Au point d’apparaître tel un Bob Woodward des années 2010, du nom de cette autre star du journalisme qui, au même âge, déclencha l’affaire du Watergate. Farrow était devenu le vengeur des femmes harcelées, le fossoyeur du patriarcat. Au même moment paraissait «War on Peace», son premier livre, aujourd’hui traduit en français («Paix en guerre»). Cette plongée de plus de 300 pages dans les coulisses de la politique étrangère américaine revient sur les principales crises diplomatiques des trente dernières années, étudiant le rôle des grands diplomates, comme Henry Kissinger ou Madeleine Albright, ainsi que les conséquences des renoncements successifs et les effets des coupes budgétaires. Comme si le fils de stars du cinéma voulait montrer qu’il n’enquêtait pas seulement dans son jardin.
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Un portrait de Clémentine Goldszal à retrouver dans «M Le Magazine du Monde» daté 13 avril – Photo Jesse Dittmar/Redux-REA #photo #photography #mlemag #mlemonde #ronanfarrow

Le poivre rose n’en est un poivre. Il appartient aux anacardiacées – une famille essentiellement ­tropicale qui compte des arbustes, des arbres et des lianes, les noix de cajou, les mangues, les pistaches, les lentisques… Ce qui ne l’empêche pas d’avoir du piquant. Ces petites baies au goût frais et aromatique peuvent être de deux espèces différentes: le Schinus molle, grand arbre des Andes aux airs de saule pleureur, à feuilles «plumes» et aux fruits plutôt roses à maturité, et le Schinus terebinthifolius, arbuste originaire du Brésil, aux feuilles arrondies et aux baies plus petites et plus rouges. Malgré ces différences, les deux se consomment indistinctement. Les faux poivriers sont cultivés en Amérique du Sud, à La Réunion ou à Madagascar, mais l’on trouve aussi le Schinus molle un peu partout sur la Côte d’Azur. Vénéré des Incas, apprécié pour ses vertus anti-inflammatoires et anti-infectieuses, il a connu son heure de gloire en cuisine dans les années 1980, quand il était mis à toutes les sauces, avant que la botaniste américaine Julia Morton ne le décrète toxique (il ne l’est qu’à très haute dose). Souvent associé aux poissons et aux crustacés – ceviche de lieu jaune, ­carpaccio de saint-jacques, gravlax de truite ou rillettes de maquereau –, il se plaît aussi sur les volailles grillées. Aux Bacchanales, à Vence, le Schinus molle pousse dans le jardin, et le chef ­Christophe Dufau en parsème les petites fleurs sur l’agneau ou les légumes ­printaniers. Ailleurs, les baies roses se retrouvent dans une crêpe au saumon fumé au Paris Breizh, une meringue au Kitchen Café ou encore une pannacotta crémeuse chez Tempilenti. Il est même distillé par le producteur de spiritueux Audemus, pour un Pink Pepper Gin décoiffant.
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Chaque semaine, retrouvez «Produit intérieur brut», la chronique de Camille Labro dans «M Le Magazine du Monde». Illustration Patrick Pleutin pour «M».
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@leventrelibre @patrickpleutin #gastronomie #mlemag #mlemonde #PourMLeMagazineDuMonde #poivrerose

Judith Perrignon, ­journaliste et romancière, est allée au mois de juillet 2017 sur le tournage de «Raoul Taburin», en salle aujourd'hui, en compagnie de Sempé, auteur du livre. «Il était à la fois la statue du Commandeur dont le cinéma voulait absolument l’onction et l’homme qu’il a toujours été sans d’autre pouvoir que son regard, sa poésie, sa mémoire. Il remuait ses souvenirs, les plus légers comme les plus sombres, ceux de l’enfant de l’après-guerre qu’il est resté.»
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Sempé le 23 juin 2017, à Venterol, dans la Drôme, sur le tournage de «Raoul Taburin».
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Un récit de Judith Perrignon à retrouver dans «M Le Magazine du Monde» daté 30 mars. Photo Kris Dewitte #photo #photography #mlemag #mlemonde #sempe #raoultaburin

Toutes les tendances ont une histoire. Pour «M», Serge Carreira, enseignant à Sciences Po et spécialiste de la mode, en remonte le fil. Cette semaine, les derbys.
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Dérivés des chaussures utilitaires du milieu du XIXe siècle, pensées pour la chasse ou le sport, les derbys ont très vite intégré le vestiaire des citadins. Dernièrement, pour la collection estivale de Celine, Hedi Slimane ponctuait ses silhouettes effilées de dandys noctambules par des derbys noirs. Plusieurs hypothèses sont avancées quant à leurs origines. Pour certains, leur nom viendrait du comte de Derby, qui aurait commandé à son bottier des souliers adaptés à ses pieds larges. Pour d’autres, Gebhard Leberecht von Blücher, prince de Wahlstatt, maréchal de l’armée prussienne, aurait réclamé des chaussures commodes pour ses soldats pendant les campagnes napoléoniennes – d’ailleurs, outre-Atlantique, on appelle ce modèle «blucher». Quelles que soient leurs racines, les derbys se distinguent des richelieus par des œillets de lacets placés sur des garants, cousus sur l’empeigne et permettant de mieux adapter le soulier au pied.
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Derbys en cuir glacé, Balibaris, 225 €.
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Photo Joaquin Laguinge pour «M» — Stylisme Laëtitia Leporcq. #photo #photography @joaquinlaguinge #stylisme @laetitialeporcq @serge.carreira

«Arrière-cuisines.» Que jettent les chefs? Notre chroniqueuse Marie Aline fait les poubelles des restaurants. Cette semaine, elle a interrogé Sarah Mouchot, cheffe de Holybelly 5 (5 rue Lucien Sampaix, 10e), à Paris.
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Sarah Mouchot et Nicolas Alary ont grandi d’un coup. D’un petit coffee shop branché aux grosses cantines-phares du 10e arrondissement de Paris, Holybelly 5 sert aujourd’hui trois cents couverts par jour. Alors le couple gourmet, entrepreneur et conscient a fait un bond vers le compost. Chaque semaine la compagnie Bionerval vient ramasser la poubelle végétale de 240 litres pour 35 euros. Enjouée par cette nouvelle pratique, l’équipe du restaurant jette soudain encore plus pour nourrir le compost. Sarah met le hola tout de suite en expliquant que le compost ne doit pas nourrir un gaspillage justifié par une bonne conscience flemmarde. Elle instaure un tableau sur lequel les cuisiniers inscrivent les plats qu’il faut manger plutôt que jeter. Pour son déjeuner, l’équipe (une trentaine de personnes) doit donc finir les restes avant de pouvoir commander des plats avec des ingrédients frais. Ainsi, le gaspillage est réduit au minimum et la poubelle à compost est nourrie avec parcimonie.
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Texte et photo Marie Aline @booksandtraaash #arrierecuisines #trashtherapy #trash #recyclage #tri #poubelle #compost #planete #gastronomie #mlemag #mlemonde @holybellycafe

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