alexandriane alexandriane

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alexandriane  J'aime les gens bon. Et raconter joli. ▶️ C'est l'Instablog. J'aime les mots. Les vôtres. ▶️ C'est #vosjolismots

[Mot joli ​#41 ▶ ​Prétexte]

Moi aussi j'aime beaucoup ce mot @cassandrescotto. Peut-être parce que lorsqu'on le prononce, ce mot oblige à ralentir. Essayez : "prétexte". On ne peut pas le dire à la va-vite. On doit marquer un temps d'arrêt avant la dernière syllabe. Et cela rajoute une part de mystère. La lecture à haute voix est tellement magique... Le prétexte c'est l'occasion pour faire une action ou pour s'autoriser à faire quelque chose. Le prétexte c'est ces jolis mots que vous proposez et que je saisis pour raconter des choses. C'est une occasion rêvée que je ne manque pas. C'est la clé qui ouvre des portes, on ne sait jamais laquelle, on ne sait jamais pourquoi.

Le prétexte c'est ce qui me sauve en toute circonstance, en tout événement. Je me dis qu'il y a toujours quelque chose à apprendre, toujours quelque chose à comprendre et à retenir. La circonstance fait l'occasion. Du coup peu importe ce qui arrive, il y aura toujours un truc derrière. Toujours.

Les jolis mots c'est tellement ça. Des dizaines de prétextes, et autant d'occasions !

#vosjolismots

[Mot joli ​#40​ ▶ ​Dégingandé]

Tellement merci @​laurannewg pour ce mot que je lis pour la première fois ! Et dont j'adore la définition « Qui a une démarche irrégulière et sautillante, une allure gauche en raison de son corps ou de ses membres trop longs ». Je vais essayer de l'utiliser souvent, franchement je le trouve génial.

Pour illustrer ce mot, j'ai pensé vous montrer comme j'ai le bras long. Car oui : j'ai le bras long. Pas dans le sens qui sert dans la vie, hein ? Non, dans le sens qui embarrasse et dont tu ne sais jamais quoi foutre. Je cherchais donc une photo pour illustrer le truc, et n'en trouvant pas, je me suis dit que si ça se trouve je souffre de dysmorphophobie, que mon bras serait long uniquement dans ma tête et pas dans mon corps ? Franchement me rajouter un machin de stress en plus, je n'ai pas la patience. On va dire que mon bras est long sauf en photo et basta.

Du coup, j'ai voulu vous montrer à quel point je sautille bien. Mais là, il n'y a pas à tergiverser : je ne saute PAS DU TOUT. Vous savez les photos où on saute devant un mur coloré ou sur la plage et qu'on a l'air léger et la chanson aussi ? Je suis naze à ce truc là : je lève les bras très haut, mais mes pieds restent collés au sol. Si j'avais le bras long, ça ferait peut-être illusion ? Mais comme nous avons convenu qu'il ne l'était pas... Et pour le pôle dance, c'est pareil. Mais en pire. ​Au final je vous colle une photo qui n'a pas l'air mais qui a la chanson. Et puis ce texte me semble suffisamment dégingandé comme ça, ​finalement est-ce utile d'en rajouter ? ​Non : nous sommes​ bien d'accord.

#vosjolismots

[Mot joli #39 ▶ Guincher]

Comme je l'ai souvent dit : pour ce voyage en Floride on n'avait strictement rien préparé. Sauf les nuits et la bagnole. Pour le reste on a fait confiance à notre instinct. Qui ne nous a jamais lâchées. Je ne dis pas qu'il ne nous a pas fait quelques blagues, hein ? Mais au final, c'est les meilleurs souvenirs de ce voyage. Comme à Naples, où on a cherché un restaurant ouvert à 21h30. Et où on s'est retrouvé à danser avec les mamies en goguette complètement bourrées. Je le sais, parce que une est tombée en plein milieu de la piste, dans l'hilarité de ses copines de cocktails. Elles se sont mises à 3 pour la relever. Et on a repris la choré.

Guincher est un mot populaire pour dire danser. Guincher c'est danser la chenille avec son sac à main. Sauf qu'aux États-Unis, la chenille se dit Conga Line, et qu'en fait c'est encore une autre danse qui nous a entraînées. Un coup à droite. Un coup à gauche. Une gauche que ces mamies doivent assez peu fréquenter... Guincher c'est danser après une journée de bagnole, les cheveux restés dans le vent de la décapotable, et avec des mouvements approximatifs dictés par un groupe ubuesque. Bref : c'est bien.

Merci @ounii29 pour ce moment festif. Et à @bacicoline qui dit toujours oui à mes "alors on danse ?". #vosjolismots

[Mot joli #38 ▶Conciliabule]

Ce qui est marrant avec les jolis mots que vous suggérez, c'est que ça me permet de découvrir l'exacte définition de mots que j'utilise pourtant souvent. Mais mal à propos.

Ce mot, proposé par@leonieoscar, je le trouvais léger. Le mot des petits secrets qui piquent un peu. Mais pas trop. En fait sa définition est plus piquante : "Entretiens à voix basse, plus ou moins suspect". Et c'est là que décider au début de l'exercice d'une source unique prend tout son sens (le Larousse). Parce que les autres sources sont moins tranchées. J'y lis le secret pas joli. Alors que pour moi, c'était le secret nécessaire, et la voix qui chute pour le partager.

Je choisis comme illustration, le coucher de soleil sur la plage de Sanibel. Je me souviens que, comme si souvent pendant ce voyage, @bacicoline nous a prévenues qu'elle allait sûrement pleurer d'émotion. Comme pour s'excuser ? Alors que voir ses amies pleurer parce que bordel c'est trop beau, est un cadeau hallucinant qui, à mon avis, a scellé pour toujours notre amitié. En tout cas, celle que je lui porte, c'est sûr !

Avec @catherinezarrabian, on a fait des blagues, comme chaque fois qu'on vit un instant fort. C'est notre pudeur à nous : plus on rit, plus c'est fort. Et moi je parlais fort, sûrement pour me raconter. Ou raconter des banalités. Ce qui est proche : vous en conviendrez. Et on a ri plein de fois, fort. Un autre ciment de notre amitié que ce rire là.

Bizarrement à un moment, le ton est tombé et on a chuchoté. Et après on n'a plus rien dit. La mer faisait shhhh shhhh. Le soleil tombait. C'était fou. C'était un entretien avec la nature dingue. Mais AVANT les cocktails. Je préfère le préciser vue la mievrerie de ma formule "entretien avec la nature". La voix basse. Mais rien de suspect.

Et puis je vous raconte souvent la magie de la lumière, celle qui fait que je vis, littéralement et complètement. Celle que je suis allée chercher là-bas et qui m'a bien trouvée. Vous avez la preuve en image.

Bref c'est tiré par les cheveux, j'avoue. Mais on le sait depuis toujours : la vraie définition n'est qu'un prétexte. Ce qui compte, c'est celle qu'on lui donne.

#vosjolismots

210ème #SemaineA4 : Sur la plage, dans le sable, on recherche des sensations.

Et on les trouve.

Merci mille fois à @marjoliemaman et @mastertang ❤️

[Dans la vraie vie]

Souvent je lis que la vraie vie ne serait pas celle que l'on lit sur l'Instagram. Mais ici, c'est aussi un rempart. C'est la part jolie de nos vies, parfois. Et c'est ce qu'on veut retenir, souvent.

Oui, souvent, je voudrais que ce compte devienne moins auto-centré. Mais je ne sais pas le faire. Pour rencontrer l'autre, je me raconte. De l'écho qui en résulte, je construis de nouvelles choses. Je m'enrichis de vos histoires et de #vosjolismots. Je donne de moi, pour mieux recevoir des autres. Je ne sais pas écrire autrement qu'en disant "je". Par le partage, tout devient plus fort. Et certaines choses deviennent plus douces. Je suis accro de l'écho.

Je voudrais utiliser moins la première personne du singulier. Mais je n'y arrive pas. Je ne sais pas faire autre autre chose que me raconter et me nourrir des quelques retours que j'ai. Je ne sais pas écrire autrement.

Ici c'est mon petit espace de liberté, où tout me semble apaisé et plus doux. C'est tellement tellement chouette. Tellement. Et j'avoue je suis fière des mots que vous posez. Et de l'inspiration que cela provoque en moi.

Sinon, en guise de conclusion, je voudrais partager ce combat fou que je mène depuis des mois contre mes angoisses si paralysantes. En fait j'ai compris il y a peu une des clés : l'angoisse c'est moi. Je peux clamer haut et fort qu'elles sont derrière moi. En fait non. Elles sont moi et je compose avec. Du coup je ne lutte plus. Je fais avec et c'est comme un compagnon de voyage que je n'ai pas choisi, et qui au final est tolérable. Et qui ouvre des fenêtres dont je n'aurais peut-être jamais eu connaissance.

Voyez je prends des ascenseurs sans penser à ce qu'il adviendra s'ils s'arrêtent. J'embarque dans des avions pour des heures. Je ne les aime pas pour autant. Mais c'est ainsi et j'arrive quand même à destination. Je ne sais pas où. Mais c'est peut-être le plus fou : je fonce quelque part et j'aviserai à destination. Faire marche arrière est toujours possible. Et si ça se trouve je n'en aurais pas envie ?

Bref merci de me suivre ici. Alors que c'est si souvent n'importe quoi. Et que ça dit si souvent JE 😊

[Mot joli #38 ▶Idoine]

Le mot du jour est proposé par @ty_and_lei_s_mum, et je l'utilise vraiment tous les jours. C'est un mot que je trouve parfait et c'est justement parfait parce que sa définition est "Qui convient exactement à la situation". C'est drôle parce que cette sirène sur mon bras a quelque chose d'incongru pour ceux qui me connaissent depuis longtemps, et pourtant je vous promets qu'elle n'aurait meilleure place que sur mon bras. Comme disait le groupe Her : "mistake you don't regret". Elle représente pour moi la liberté que je me suis offerte ce jour là à Miami. C'est peut-être une bêtise pour les autres. Mais c'est une évidence pour moi.

Liberté chérie j'écris ton nom. Et puis je colle une sirène sur mon bras et je m'en fous les gras. Ou plutôt, je sais ce que ça représente pour moi, et je sais ce que ça provoque dans le regard des autres. Et je m'en fous.

Je ne la cacherai jamais. Et quand elle se cassera la gueule sur l'escalope de mon bras, je saurai ce que cela signifie. La vie avance, et ma sirène se flétrira aussi. Comme un témoin que ma liberté un jour était fraiche. Et puis un jour elle sera vieille elle aussi.

Je pense ce soir à @madamezazaofmars qui porte sur elle désormais tant de témoignages des profondeurs. Je sais qu'elle comprendra.

Idoine c'est aussi le mari que j'ai choisi. Ah le mariage ! Qui aurait cru qu'il m'offrirait une telle liberté, hein ? C'est pourtant mon phare au milieu des vagues. Peu importe où les courants me portent. Il y a toujours loin cette lumière au loin qui me ramène au port.

Idoine c'est le truc sûr sur lequel on ne se pose aucune question. Et c'est une sacrée chance d'avoir des choses idoines dans sa vie.

Merci @ty_and_lei_s_mum pour ce mot que j'aime tant. C'est parfait.

#vosjolismots

[Mot joli #37 ▶Désuet]

C'est avec plaisir que je reprends notre rendez-vous des jolis mots, et pour cette nouvelle série, j'ai décidé de faire tout dans l'ordre chronologique. Je vais juste sauter les mots que j'ai déjà faits, mais sinon cette petite contrainte en plus me plait bien.

On commence avec ce mot proposé par @celine_ou_la_vie_farfelue, un adjectif que j'aime beaucoup, même si je lui préfère son synonyme, "surrané". Être désuet, c'est être passé de mode, obsolète, vieillot. Et cela me fait penser aux vide-merdouilles et autres foires à rien que j'arpente tôt le matin les week-ends loin de Paris, et où je craque pour un vieux jeu de société auquel personne n'a jamais joué, et personne ne jouera jamais. Les paniers qui ont fait des dizaines et des dizaines de marché et que je traîne ensuite dans mon bureau pour startuppeurs (j'en parlerai un jour tiens, de cette idée de génie d'aller me coller dans cette ambiance là...). Et puis les robes à smocks que les filles acceptent encore de porter (pour combien de temps ?), et les robes de mamies que je ne me lasse pas de dégoter.

Désuet, c'est vintage mais pour de vrai. C'est le passé des autres que l'on ramène dans notre présent à nous. Les amoureux des vieilleries me comprendront.

#vosjolismots

[Fin]

Et voilà, les aventures #décapotées sont terminées... C'était fou, comme je j'avais imaginé. Et cela n'a pas calmé mes envies d'Amérique. À peine revenues, je pense déjà au prochain voyage !

Néanmoins, il y a une boucle à achever ici aussi : je suis partie en faisant des traitements antipoux à tours de bras. Devinez ce qui m'attendait à mon retour ?

Oui je sais : le suspens est insoutenable.

[Une sirène dans mon Martini]

L'esquisse me plaisait dans son ensemble, mais comment aurais-je pu imaginer que ma sirène prendrait à ce point vie sur mon bras ? Sur place, le dessin m'a semblé prendre une éternité, mais c'était le temps nécessaire pour me mettre en conditions pour la douleur qui allait suivre.
Quand j'ai vu le dessin final et qu'il a posé le calque sur mon bras, la magie commençait. Mais quand @hairy_hand a posé l'aiguille pour le premier trait, je me suis vraiment demandée comment j'allais tenir deux heures et demi. J'y étais, il a bien fallu.

Il a commencé par les contours, trois quarts d'heure à me concentrer sur la playlist parfaite et à rigoler devant des épisodes de The Office sur l'écran au dessus de moi (l'idée de génie !). Là il me dit qu'il va chercher un café, est-ce que j'en veux un ? Or, la pause, c'est sortir de sa bulle, et devoir affronter la douleur à la reprise. J'étais moyen jouasse.

Deuxième partie, je lui demande "on fait le remplissage ?". "Ah non, on fait d'abord les ombrages !". Et c'est reparti pour trois quarts d'heures. Notamment sur 'Shine on you crazy diamonds' des Pink Floyd. Quel moment hallucinant. Et là de nouveau une pause. J'étais encore moins jouasse.

Au moment des couleurs et donc de la reprise, tu es tentée de repartir avec ton tatouage en noir et blanc et basta. Il y a quand même un moment où tu te dis que tu ne trouveras jamais la ressource en toi pour tenir. Je ne savais pas quelles couleurs seraient posées, elles n'étaient pas sur le dessin. Alors je lui ai dit que je lui faisais confiance. Que je regarderais à la fin uniquement. J'étais jouasse.

Cette partie, certainement la plus douleureuse restera un des instants les plus fous de ma vie. À un moment, il colorait le haut de ma sirène, avec son visage si près de mon oreille et nous chantions ensemble tout doucement 'Rock the casbah'. L'intimité de ce moment était dingue.
Et puis c'était fini. Je l'aime follement.

#décapotées

NB pour @phil_i_ppine : Une sirène ❤️ Je réalise la coïncidence uniquement maintenant ! ❤️

[Rencontre]

Dès la réservation des billets d'avion, je savais que je reviendrai avec un souvenir indélébile. Avec une idée plus ou moins avancée du dessin. Alors nous sommes allées rencontrer le tatoueur au début du voyage, pour prendre rendez-vous pour le dernier jour.

Je ne savais rien de lui ni de son univers. Beaucoup de tatoueurs ne maîtrisent pas forcément les réseaux sociaux... Et certains s'en foutent carrément. Du coup sans se voir, on ne sait pas grand chose, si ce n'est les quelques trucs qu'il ou elle a bien voulu poster en ligne. La rencontre fait tout pour moi, quelques mots, un regard, une ambiance et tout ce qui ne s'explique pas... On a pris rendez-vous sans que je sache précisément ce que je voulais. Si ce n'est un emplacement, une taille et un style old school. Je voulais un tatouage typiquement américain depuis mes quelques heures à San Diego l'année dernière et mon tatouage "No sugar in LA". Pas un lettrage. Un gros tatouage plein de couleurs. Je savais que c'est le voyage qui le construirait.

Alors j'ai laissé faire, très vite j'ai eu une idée, et quelques échanges sur WhatsApp m'ont confirmé que ce serait lui. Pourtant nous n'avons échangé que quelques mots ? Mais c'était lui.

J'ai attendu l'esquisse qui concrétiserait mon idée tout le périple, je l'ai reçue à 3h du matin la veille. J'ai eu une hésitation avant d'y aller, je me suis laissée évidemment la possibilité de reculer. Et dès que nous sommes arrivées dans le salon c'était bon. C'était lui.

J'ai vécu une expérience humaine dingue avec moi et avec lui. Il reste ce tatouage sur mon bras pour ne jamais l'oublier. Bien plus qu'un dessin sur mon bras pour toujours, le tatouage marque aussi pour moi la rencontre intime entre moi et un inconnu. Et après chacun vit sa vie. Mon tatouage aussi. Même si pour ce dernier, sa vie devient intimement liée à moi 😉. Comptez sur moi pour lui faire vivre de folles aventures !

#décapotées

NB : Le résultat dans le post d'après.

[Les dessous de Palm Beach]

Devinez quoi ? À Palm Beach il flottait encore. On arrive sous un soleil brûlant, deux secondes après des trombes d'eau... On s'est donc réfugiées dans un café bien mignon pour boire des machins mignons à côté de personnages dignes de séries télé.

Pour rejoindre Miami on a longé Océan Drive, deux heures magiques, et on a laissé l'épisode tropical derrière nous. Finalement on aura eu moins de 24h de flotte, mais quels moments ! Aucun regret, franchement.

#décapotées

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