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Adeline Rapon  Joaillière le jour, crée des images le reste du temps. - Féministe inclusive et ethical wannabe. - Videdressing, bénéfs aux Blouses Roses 👇🏼

Petit compte rendu de ma lecture à la soirée Soeurcières, à l’occasion de la sortie du tarot de la belle @carlotta_ink.

La sorcière est à la mode. Il m’a fallu un temps pour comprendre l’engouement et ne pas lever les yeux au ciel à chaque fois qu’on prononçait ce mot pour vendre tout et n’importe quoi, des cailloux taillés on ne sait trop où, à un style Tumblresque aux livres parlant de tout autre chose.

Puis j’ai réfléchi. Les sorcières, qui sont-elles ? Personnages de fictions plus ou moins fascinants, parfois féministes souvent le contraire ; symbole d’un génocide contesté puis validé puis re-contesté ; d’une paranoïa qui nous a légué son expression… Puis aujourd’hui, bien plus que lors des années 1970, ce sont des femmes, des hommes, des non-binaires qui s’emparent du terme de façon militante.

Réunions, rituels volontaires ou non, self-help, retour aux plantes et à leur vertus, je me reconnais dans quelques pratiques et me rends compte que nous sommes toutes des sorcières. Que la force que nous avons en nous, que nous laissons s’exprimer, est belle et se propage bien plus que l’on ne le pense.

Dans ces quelques extraits que j’ai lu ce soir-là, j’y ai vu :
🧙🏼‍♀️ Un sabat involontaire dans les vestiaires pour femmes, après le sport, avec Gloria Steinem ;
🧙🏼‍♀️ Un sacrifice pour atteindre sa forme finale, à coups de ciseaux de Patti Smith ;
🧙🏼‍♀️ La consultation d’une Sorcière, spécialiste du Self-Help, par Rina Nissim ;
🧙🏼‍♀️ Le choix de la vie les cheveux au vent sur son balai, sans enfants, avec Mona Chollet ;
🧙🏼‍♀️ Et enfin l’Appel à la Réunion des Femmes, à l’intersection des luttes, par bell hooks.

Retrouvez-moi demain soir au Pavillon des Canaux pour une lecture de différents textes inspirants suivi d'une discussion, dans un cadre intime et plein de bienveillance 💖
Concert, lecture de tarot par ma @ttf aka @_lavoisin_, organisé par @carlotta_ink 💖
Entrée gratuite, dès 18h30 💖

Quand il fait fatigue, mais que le sommeil ne vient pas : je me suis maquillée avec les produits que m'a offert @glossierplay, j'ai fait une mini installation dans mon lit, mi en pijama, mi avec cette super belle chemise trouvée en friperie. Le process est toujours visible en story, si cela vous intéresse !

Je n'ai pas eu envie de faire de post pour la Journée des Droits des Femmes, bizarrement saoulée par la majorité des posts que je voyais, des textes et sorties de politiques. Au final, le silence et la lecture m'ont fait du bien, et c'est ce dont j'avais besoin à ce moment là.

Belle soirée à vous tou.te.s, et prenez soin de vous !

Je souffle aujourd'hui mes 29 bougies, sans trop savoir si c'est avec appréhension ou juste avec un gros ranafout.

Sans repartir sur un grand discours comme celui de la Nouvelle Année, je suis simplement heureuse de la vie que je mène, remplie, passionnante, qui va un peu dans tous les sens... Et surtout qui est pleine d'amour !

Tenue offerte par @monki, pour fêter la réouverture du magasin rue de Provence, sur lequel j'apparaissais en 4x3 mètres en 2013... Les portes sont de nouveau ouvertes le 15 Mars à 11h, venez fêter ça avec moi et profitez de -20% toute la journée !

Mille baisers 💋

#monkistyle #monkiparis

C’est l’histoire d’un pur hasard et de mes débuts de lecture en anglais…

Nous sommes en 2008 et ma maman m’offre un week-end à Londres avec elle, où nous nous baladerons, découvrirons cette ville qui, plus tard, a longtemps été un endroit que j'ai vu comme ma deuxième maison, mon deuxième Paris, mon Paris en plus dynamique, en plus excentrique. J’avais 18 ans et je parlais plutôt bien anglais, après avoir été en échange scolaire en Irlande et en Ecosse, mais surtout en étant folle de la série Skins, qui, à l’époque, avait été mon cours d’anglais principal. Je parlais avec un accent qui était tout sauf respectable, en gros.

Au détour d’une librairie (celle située à côté du British Museum) qui fait aussi office de salon de thé, je m’étais mise à parcourir les livres, me disant que mon niveau d’anglais ne pouvait qu’être meilleur en le lisant.

Une couverture attire mon attention, elle est jolie, surmontée de doré. Je lis la quatrième en diagonale et tombe… sur mon prénom. Adeline n’étant pas VRAIMENT VRAIMENT courant en anglais, ça a eu le don d’attirer mon attention, et j’ai sans doute dû y voir un signe... va savoir.

Je l’ai lu une première fois, péniblement. J’avais du mal à déchiffrer, et puis cette histoire de fantômes, de Jane Austen, de qu'est-ce, de quoi..? Mais je sentais que je passais à côté de quelque chose, parce que, malgré tout, il a été lu jusqu’à la dernière page.

Puis je l’ai relu plus tard. Et tout son sens m’a prise au corps.

Son histoire, c’est une histoire de femmes. De deux écrivaines, l’une, Vida Winter, énigmatique et au sommet de sa gloire, et une deuxième, Margaret Lea, passionnée de la littérature du XIXe siècle, qui est contactée par la première afin qu’elle écrive sa biographie… alors que nombre de journalistes et biographes qui avaient entamé cette tâche étaient repartis bredouilles, ou pire, avec une version totalement inventée. Margaret tombe alors dans un tourbillon de fantômes, d’histoires mêlant le vrai et le faux, de sentiments contradictoires et frustrants, dans un univers typiquement anglais. (suite en commentaires)

Depuis quelques temps je vous disais que je travaillais sur un projet de clip pour les @burninjacks, et il se concrétise de plus en plus ! Nous voici donc, trois co-réalisatrices de choc, prêtes à en découdre, et surtout très impatientes de passer derrière (et devant) la caméra 💜

J'ai le sentiment de vous montrer peu de choses en dehors de mon chez-moi, mais c'est bientôt fini, le soleil revient et j'aurai ENFIN du temps pour faire des images en rentrant du boulot 💜

Mood depuis le week-end dernier.

Ces histoires de Ligue du LOL et divers harcèlements me rappellent une époque bien peu glorieuse d'internet. Et m'a également fait me remettre en question sur certaines choses.

Certains agissements aujourd'hui ne sont plus acceptables, et j'en suis bien heureuse.

Je me rends compte que j'ai un rapport de plus en plus doux avec mes règles.

Avec des débuts chaotiques et de flux hallucinant, je me souviens, en cinquième, avoir peinturluré une chaise dont l'assise était blanche. J'avais passé le reste de la journée, rouge de honte, avec mon manteau noué autour de la taille. C'était ma plus grande peur et ce qui m'arrivait le plus souvent (et qui m'arrive toujours, parce que je suis tête en l'air), de laisser ma trace, qu'on SACHE que j'avais mes règles. Qu'on me trouve sale.

Parce que cette expression de dégoût, c'est ce qui aujourd'hui me rend perplexe. N'étant pas une déjection, ni un résultat de digestion, le sang menstruel a pourtant un rôle qui pourrait être au contraire considéré comme noble. Mon regard a majoritairement changé lorsque je me suis mise à la cup, il y a de ça plus de 4 ans. D'un coup totalement visible, n'allant plus à la poubelle, sans odeur mais particulièrement visuel, je me suis mise à le reconsidérer.

Je joue à Psychose dans la douche ou invoque par jeu je ne sais quelle divinité. J'aime particulièrement observer tout ça et par conséquent m'observer. Je me suis mise, plus ou moins assidûment, à utiliser une application de suivi de cycle. Et j'en ai appris un rayon sur mon corps et ses fluctuations, me permettant d'anticiper, de l'aimer, et de le célébrer.

Photo @helenetchen pour @waiafr.

J'ai un truc un peu bizarre, où le monde, la foule inconnue m'angoisse.

Il peut m'arriver de faire de véritables crises parce que je suis seule parmi des gens qui se connaissent tous, et que mes ami.e.s sont en retard. Résultat je me force à arriver bien après pour ne pas ressentir ce malaise et ne aps avoir à faire semblant de répondre à des messages. Bref, bienvenue dans le monde des citadins anxieux et autres névrosés 😩.

Comment un livre peut bousculer toute une partie de son être.

C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant « Le Ventre des Femmes » de Françoise Vergès. Je dirais qu’il y a un avant et un après ce livre, et je le recommande sans cesse autour de moi.

Françoise Vergès explore et montre du doigt notre société actuelle et son héritage sur la façon d’utiliser à des fins commerciales ou politiques le ventre des femmes. Utilisés pour produire de la main d’oeuvre, de la chair à canon, pour créer une image de femme Française parfaite. Cette même femme qui se bat pour avorter sans avoir à risquer sa vie ou risquer l’emprisonnement pendant les années 1960-70, alors même qu’outre-mer une politique bien différente est en cours : les femmes d’Outre Mer se font avorter et stériliser de force, sous couvert d’une idée (fausse) qu’il faut contrôler les naissances.
Parce que oui, l’image des Noirs se reproduisant comme des lapins est tenace, et toujours présente aujourd’hui. Et ces clichés découlant de la colonisation se doivent d’être déconstruits, et montre à quel point l’intersectionalité des combats est importe.
Être féministe, c’est aussi ouvrir son regard vers ce que vivent les femmes n’appartenant pas à son propre milieu ou classe. Les féminismes n’ont de pluralité que parce qu’il y a des spécificités appartenant à chacun, et il est important de s’écouter les un.e.s les autres.

Extrait : « Certes, des enfants de familles pauvres de l’Hexagone ont été victimes d’une politique de l’enfance marquée par le mépris de classe, mais comment ignorer la dimension radicalisée qu’elle a prise dans un département d’outre-mer ? L’approche sociale reste exclusive et son intersection avec les processus de racisation est encore largement impensable. Il arrive toujours un moment où quelqu’un vous objecte qu’il ne faut pas exagérer la dimension raciale, que tous les pauvres, quelle que soit leur couleur de peau, sont victimes des mêmes abus. J’ai très entendu que « la race » n’existait pas, que la France n’avait jamais eu de politique ouvertement raciale ; je devais expliquer que, même en absence d’une politique de la race, les processus et pratiques de racisation existent. »

Au sujet du dernier post :
Vous avez été ultra nombreu.ses.x à commenter ! Une grande partie d'entre vous cherche visiblement à également laisser son corps un peu plus tranquille, et c'est génial !

Une autre partie d'entre vous me disaient qu'il ne fallait pas me faire violence, ou que se battre contre les injonctions pouvait aussi passer par autre chose et que si les jambes pas chauves ne me plaisaient pas, il n'y avait pas de raison de continuer à les laisser ainsi. Or, comme répondu plusieurs fois, mon but n'est pas de me battre ou d'absolument être l'incarnation de la parfaite féministe (je n'ai pas choisi la bonne voie professionnelle, soyons clairs). Je cherche en réalité à me sentir bien dans mon corps et à l'aimer tel qu'il est... Sans violence. Car l'épilation me fait mal, me marque et me bouffe trop de temps. Je préfère m'attarder sur des soins, entretenir mes cheveux, me maquiller pour une soirée... Mais alors m'arracher les poils, les raser et autres, c'est pour moi comme une punition, une obligation qui me fait traîner des pieds jusqu'à ma salle de bains.

Cest donc entièrement personnel, mais explicable aussi par les injonctions de notre société, qui, évidemment, n'aident que très peu les femmes à être autre chose que ce qui est sensé être "normal". Et moi ça me gonfle.

J'aimerais jouer avec les deux, sans être vue comme un objet et sans être vue comme une feminazie ou une outsider. À nous de créer nos propres standards... Ou de les abolir, non ?

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